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Introduction

 

« L’homme, blanc en Europe, noir en Afrique, jaune en Asie et rouge en Amérique, n’est que le même homme teint de la couleur du climat.»

Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du cabinet du roi. Tome neuvième, Georges Leclerc, comte de Buffon, extrait de Le Lion,  1761

Les progrès de la biologie ont prouvé l’origine commune de tous les humains.

Partageant une même généalogie, certes complexe, ils constituent, d’un point de vue biologique, une seule et même famille, au-delà de leurs différences apparentes, physiques et culturelles.

L’histoire de l’espèce humaine est donc celle d’une seule famille répartie sur tous les continents. Et ce sont bien ces migrations de peuplement qui sont à l’origine de nos différences (de couleur, de langue, de religion, d’habitudes culinaires, de manières de s’habiller…) car elles ont conduit naturellement les hommes à s’adapter aux nouveaux milieux qu’ils peuplaient.

Tous les hommes possèdent le même « équipement mental » et donc une même capacité à devenir « humains » ; ce qui conditionne les différents développements (langue, performances intellectuelles et physiques…) relève de la sollicitation de l’environnement familial, social, environnemental, économique…

Les ségrégations et génocides du XXe siècle

 

Les grandes ségrégations et génocides du XXe siècle sont la face visible de l’iceberg des injustices racistes qui ont sévi et sévissent encore de par le monde.

 

ségrégations et génocides du 20e siècle

 

 

La fin de la traite négrière est déclarée officielle en janvier 1808. Instaurée en 1876, les lois de ségrégation raciale remplacent le système esclavagiste mais maintiennent une hiérarchie entre  la prétendue race blanche supérieure et la prétendue race noire inférieure. La majorité de ces lois d’origine resteront en vigueur jusqu’au vote du Civil Rights Act en 1964.

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Le racisme institutionnel et populaire

 

L’essor du racisme moderne est intimement lié à l’émergence progressive d’un racisme scientifique fondé sur des principes de classifications et hiérarchisation de prétendues races humaines.

 

En France, comme dans d’autres pays colonisateurs, il se traduit essentiellement par une double mutation : institutionnelle et populaire.

  • Institutionnelle, avec la compromission de la République et de ses valeurs pour justifier idéologiquement la nouvelle vague de colonisation,
  • Populaire, avec l’émergence d’un racisme qui ancrera dans l’inconscient collectif, pour des générations, l’image profondément dépréciée de l’Autre et de ses différences.Lire la suite

Autour des scientifiques, l’élite intellectuelle mobilisée

 

Le programme colonial français pose une question de fond : comment concilier conquête et domination avec des principes républicains et égalitaires ?

La réponse vient de la science des prétendues races et de sa capacité à faire passer pour évidente l’infériorité des colonisés. Elle apporte un crédit (pseudo-) scientifique à la hiérarchisation et contribue ainsi à mettre en forme l’idée d’une hiérarchie des races, avec au sommet la race blanche.

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Le racisme et les savants

 

La première évocation connue de classification raciale remonte à la fin du XVIIe siècle, lorsque François Bernier (1620-1688) publie dans le journal des savants du 24 avril 1684 un article intitulé « nouvelle division de la terre par les différentes espèces ou races d’homme qui l’habitent ».Lire la suite

Introduction

 

Le développement de la « science des races » et son succès sont directement liés aux grandes découvertes et aux colonisations qui suivirent : le sentiment de supériorité de « l’homme blanc » légitime toute la démarche coloniale.

Le mot race apparaît au XVe siècle dans la langue française. Il s’applique en particulier à l’élevage et désigne un ensemble de caractéristiques communes reliant ascendants et descendants d’une lignée.Lire la suite

La seconde colonisation

 

À partir de la moitié du XIXe siècle, les pays européens s’emparent en un temps très court, de territoires très étendus. Une entreprise que certains justifient par l’idéologie du progrès et la « mission civilisatrice » de « l’homme blanc ».

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D’une colonisation à l’autre

 

Dès la fin du XVIIIe siècle apparaissent les premiers processus émancipateurs qui vont aboutir à la fin d’un système né avec les « grandes découvertes » et organisé au cours des deux siècles précédents.

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